LES STADES D’EXERCICE

Outre les pistes et itinéraires, la zone nordique de fond doit pouvoir  offrir des stades d’exercice que l’on pourra fréquenter en groupe dans le  cadre des séances d’enseignement organisées, ou seul.  Si la notion de piste et d’itinéraire commence à faire son chemin, celle de stade d’exercice est toute nouvelle et n’a pas pénétré dans les  mœurs.  De quoi s’agit-il ?  Et d’abord pourquoi en faut-il ?

Il en faut parce que l’enseignement collectif actuel qui se fait sur la  piste est un ravageur de pistes. Il faut que les enseignants du ski de fond  organisent leurs exercices en dehors de la piste, afin de faire bénéficier  leurs élèves de terrains spécialement choisis et libres. Car un groupe qui  évolue sur un bout de piste, qu’il utilise soit en aller-retour, soit en forme de circuit, est un gêneur pour les autres qui passent et « font de la  piste (Notons que pour les mêmes raisons, un groupe qui s’arrête  pour souffler ou bavarder un moment, doit sortir de la piste.)  Un stade d’exercice est une portion de terrain spécialement aménagée, plus ou moins aménagée, de toute manière damée ou tracée selon  On peut concevoir des stades d’exercice pour l’enseignement à de petits enfants de classe de neige et qui comportent des circuits d’évolution  avec obstacles, tunnels ou autres passerelles spécialement conçus. De même des terrains de jeu, damés, délimités en forme de terrain de hand, se  prêtant aussi bien à la sioule, qu’au béret ou qu’au hand avec ski de  fond.

Il y a aussi les stades d’exercices qui « collent » à la progression  d’enseignement et que nous avons indiqués avec cette progression dans  son aspect technique.

Mais la progression d’enseignement c’est aussi la condition physique,  c’est à dire des notions d’endurance et de résistance, donc d’entraînement fractionné. Alors des circuits spéciaux d’évolution, tracés au moins  à quatre, doivent être conçus spécifiquement pour un travail d’endurance (circuits de 1 km et 3 km par exemple), ou un travail de résistance  (200 à 300 m avec une forte montée).

Ainsi caractérisée, la zone nordique de ski de fond doit être considérée administrativement et juridiquement comme une zone protégée et  représentant un certain label.  Le label, c’est l’altitude et l’enneigement convenables, la superficie  minimale satisfaisante, l’aménagement et la quantité des pistes et itinéraires permettant d’accueillir une densité déterminée de skieurs et des bâtiments d’accueil fonctionnels. Cela implique que la zone nordique de  fond soit un label délivré par l’Etat, correspondant à un plan d’aménagement global et s’intègre dans un plan d’occupation des sols (P.O.S.).  L’urbanisation y est donc sévèrement contrôlée de manière à ce que  n’existe que ce qui est strictement fonctionnel en relation avec la pratique du ski de fond ou avec l’économie agricole locale.

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